Semaine à oublier!!

Cette semaine a été très difficile à tous points de vue. Au travail, c’était l’enfer. Je me levais à 5h45. J’arrivais au travail à 7h30 et j’en repartais vers 15h45. J’allais chercher mon amoureux et on se rendais à la maison. Arrivée à la maison vers 16h20-16h30. Je travaillais jusqu’à 18h30. Entre temps, j’avais mis un plat préparé en épicerie (= pas fameux versus mes changements alimentaires). 18h30 à 19h00 souper avec l’amoureux. 19h00, je recommençais à travailler jusqu’à 22h00. Ensuite, dodo. Même que jeudi, je me suis couchée à 1h30 (je devrais dire que je me suis couchée vendredi) et je me suis levée à 5h45.

J’étais incapable de me trouver du temps pour cuisiner. En plus, en état de stress et de fatigue, je m’apaise en mangeant. Ça aurait pu être le temps  de trouver autre chose, mais je ne l’ai pas fait. Ça aurait pu être pire, mais ça aurait pu être mieux. Malgré tous les trucs que je connais pour manger santé en peu de temps, je ne l’ai pas appliqué. Dans des moments comme ceux-là, c’est comme si je ne voulais pas y penser. J’ai déjà assez de soucis comme ça. Donc, ce matin, retour à un bon déjeuner, mon eau, mes habitudes santé qui me font du bien. Parce que je réalise que ça ne me fait pas de bien de manger tout croche. Je me sens encore plus mal psychologiquement, mais aussi physiquement. Ça me fait encore plus dire que je dois continuer ma démarche.

Aujourd’hui, je me repose. Aucune pression, aucune obligation, sauf un spectacle de l’orchestre symphonique ce soir. On s’entend qu’il y a pire comme obligation dans la vie.

Bon samedi!!

Je pas le temps ni le goût…

Au travail, je suis dans le jus. Je travaille toute la journée, je reviens à la maison et je continue. Puis, je vais me coucher. Ah oui! Je mange aussi. Mais je n’ai ni le temps ni le goût d’apprêter plein de beaux légumes, des viandes maigres, des plats aux légumineuses. Non, j’ai plus envie de plats déjà préparés plein de sodium et souvent trop calorifiques et trop gras. Je ne suis pas disposée à me casser la tête pour les repas, j’ai d’autres chats à fouetter. Je n’ai même pas le temps de faire une épicerie digne de ce nom. J’en ai pour le reste de la semaine avec ce surplus de travail. Après, je pourrai respirer. Je ne pense pas pouvoir venir écrire souvent… J’essaie d’accepter que c’est comme ça pour l’instant.
À bientôt…

Chaque geste est important

Je dois vraiment me répéter, tous les jours, que chaque geste est important. J’ai la fâcheuse habitude de me raconter des histoires et de me dire qu’une poignée de noix (par exemple) seulement, ça ne fera pas une différence… Le gros problème, c’est que je me dis ça aussi pour le morceau de fromage, la cuillère de sauce, la crème dans le café, le deuxième morceau de fromage (qui grossit de fois en fois), la poignée de chips… Pour finir, en me disant: »Tant pis… au point où j’en suis ». C’est beaucoup contre ça que je me bats ces dernières semaines. Je note tout minutieusement. Quand j’écris, je réalise davantage le désastre. C’est pourquoi je me répète sans cesse que chaque geste est important. Ma marche ce soir le sera aussi… Vraiment, chaque geste a son importance!!

Perdre et ne pas reprendre

Ça va bien cette semaine. Je me suis reconfirmée à moi-même que je désire vraiment perdre du poids et être mieux dans ma peau. J’en ai discuté avec mon amoureux et il m’aide vraiment.

En tant qu’obèse (morbide… quel mot… morbide!), j’ai appris toute ma vie à me récompenser, me réconforter, me consoler avec de la nourriture. Comme une alcoolique qui cesse de boire, je suis en train de me désintoxiquer de mon vice. Malheureusement (ou heureusement), je ne peux pas arrêter de manger. Je dois donc faire de meilleurs choix et limiter mes portions (surtout!!!!). Toutefois, je pense que la clé de mon succès à long terme est de trouver quelque chose qui va compenser. Quelque chose qui va justement servir à me récompenser, me réconforter, me consoler …. Je déteste trop faire de l’exercice encore pour que ça ait cette fonction. Si je trouve quelque chose d’aussi fort, ça pourrait marcher. Le problème, c’est que la nourriture m’accompagne depuis 35 ans et j’irais jusqu’à dire qu’elle m’obsède depuis 35 ans.

Je réfléchis à tout ça en ce moment. C’est bien beau perdre tout ce poids. Ce n’est pas la première fois que j’ai cette démarche. Jusqu’à maintenant, l’expression « le naturel revient au galot » a conclu mes épisodes de perte de poids. Une fois j’avais perdu 82 livres et l’autre fois 52 livres.

Je dois aussi me rappeler d’où je viens, ce que je vis à plus de 300 livres (quoique ces temps-ci, ça tourne autour du 299…) Il ne faut pas oublier…Surtout pas!!

On ne fait pas toujours ce qu’on veut….

Je reviens de prendre une marche. Ça ne me tentait pas de bouger. J’ai ma journée de travail dans le corps, en arrivant de travailler, je me suis lancée dans la préparation du souper, après, j’ai fait la vaisselle, un peu de ménage. Je voulais juste me mettre en pyjama, mettre de la musique et m’écraser pour lire. Mais je m’étais mis comme objectif de faire trente minutes de marche. Ce n’est pas beaucoup demandé et tellement essentiel à ma perte de poids. Et bien, j’y suis allée et j’ai marché quarante minutes. Je suis fière de moi. J’ai pris un bon bain, j’ai mis mon pyjama et je m’en vais lire. Yé!!

Deuil de la nourriture

Je vous ai déjà dit qu’il n’y a pas si longtemps, j’ai consulté une psychologue pour mon problème de poids? Je crois que oui. Je l’ai consultée durant 18 mois à raison d’une rencontre par mois. J’ai cessé en mai passé.

Je suis une personne qui adore lire et j’ai lu beaucoup sur la perte de poids et l’obésité en général. Un livre qui m’a marquée est celui du Dr Phil. Dans son livre, il parle de notre dialogue intérieur, les mots et les phrases qui se répètent dans notre tête et qui mènent nos comportements. Il parle aussi de nos émotions et de « la » raison qui fait qu’on demeure obèse. Parce qu’il y en a une…

Bref, je consulte alors une psychologue pour jaser de tout ça. Je dis souvent que ça n’a rien donné (parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence, je pèse toujours 300 livres et je mange encore compulsivement), mais je me reprends toujours car ce n’est pas tout à fait vrai. J’ai quand même changé des choses.

Un jour, elle m’a dit que je devrais peut-être faire un deuil de la nourriture telle que je la connais. Que je devrais peut-être manger pour me nourrir, faire le deuil de ce que j’aime et d’enlever l’aspect « plaisir » de la nourriture de ma vie. Elle m’a demandé ce que ça me faisait d’entendre cela. Sans que je m’y attende, j’ai éclaté en sanglots. Je pleurais comme si on voulait m’enlever un membre de ma famille. Je paniquais. La bouffe me réconforte, me console, me sécurise… Je charme les gens en leur cuisinant des plats, je me gratifie beaucoup grâce à mes talents de cuisinière. Je lis sur plein de sujets concernant la nourriture: livres de recettes, livres de nature « santé », livres sur la gastronomie en général. Je lis tellement que je sais exactement ce que je dois manger ou pas pour maigrir, je sais exactement les nouvelles tendances et/ou découvertes en matière de santé. La bouffe, manger, c’est ma vie. Je ne peux pas mettre une croix là-dessus et juste me nourrir pour survivre. IMPOSSIBLE!!

Je suis sortie de là en me disant qu’elle était folle… mais ça a mûri dans ma tête. Je savais que ce n’était pas fou. Je n’arrivais pas à me contrôler donc … c’était peut-être la solution. Avant de partir, elle m’a dit que c’était normal de pleurer et que ce n’était pas facile de faire un deuil. Si c’est facile, c’est que tu ne l’as pas fait. Faire un deuil de la nourriture, c’est de se dire qu’on ne mange que ce qui nous laisse indifférent et croire fermement que plus jamais on ne mangera de cet aliment. Plus jamais de la vie!! Jamais comme dans JAMAIS!!

J’ai donc accepté de faire une tentative. J’ai ciblé un plat qui me faisait complètement perdre le contrôle mais que j’adore: la tarte aux pacanes. J’étais folle de ce dessert. Je m’achetais une tarte et deux/trois heures plus tard (et parfois moins), il n’y en avait plus. Deux mois plus tard, j’ai mis une croix sur toutes les tartes et les gâteaux. Avec ma psychologue, je me suis fixée quelques exceptions dont le jour de ma fête et le jour de Noël. C’est tout!! Depuis deux ans, j’ai mangé un gâteau de fête à ma fête, une tarte aux pacanes à mon autre fête et un gâteau à mon mariage. C’est tout! Je mange encore du chocolat et des biscuits à l’occasion. En fait de dessert, je me permets des desserts « santé » du genre Minçavi ou WW ou encore des carrés aux dattes ou quelque chose dans le genre, même si je sais que ce n’est pas inoffensif… Mais finis les vrais gâteaux, tartes…

Ça fait deux ans qu’à chaque anniversaire de ma famille (on est dix et on fête chaque fête) et ceux de mes amis, je les regarde manger leur gâteau sans en prendre. À plusieurs personnes, j’ai dit que je ne trippais pas sur le sucré pour qu’on me laisse tranquille. C’est un demi-mensonge. Je ne suis pas de celle à qui ça prend absolument son « sucré » après un repas, cependant quand j’avais des rages de sucre, je m’achetais des desserts très riches et je les mangeais au complet en un temps record!! Une vraie de vraie scéance de boulimie. J’aime beaucoup plus le fromage, le gras, mais je ne perds pas autant le contrôle, même je peux vraiment exagéré…

Je trouve que l’idée de ma psychologue était quand même bonne. J’ai fait le deuil des desserts très gras. Je me suis réservée des temps comme mon anniversaire pour succomber. Mais savez-vous quoi? À chaque fois, j’en prends un tout petit morceau et j’ai mal au coeur. Avant, j’en mangeais dix fois plus…

Je n’ai pas été capable d’aller plus loin dans le deuil de la nourriture. Mais je suis quand même fière de ma réalisation. Je sais que je suis comme une alcoolique face à la nourriture, mais mon problème, c’est que je dois manger pour vivre, contrairement à l’alcool…

Prête!

Cet après-midi, comme je me l’étais promis, j’ai fait le menu pour la semaine, j’ai tout calculé, j’ai fait ma liste d’épicerie et je suis allée acheter le tout. Maintenant, mon frigo est plein de bonnes choses. Je n’ai plus d’excuses…

Motivation

Je savais tellement que la semaine n’allait pas être facile. Ça fait trois jours que je ne fais plus mon journal alimentaire. Bon, pour moi, c’est un signe. Quand j’arrête, c’est que je ne compte plus et c’est le début des problèmes. Je vais m’y remettre, faire mes menus pour la semaine à venir et aller faire l’épicerie pour tout avoir ce dont j’ai besoin, à porter de la main…

Ce soir, on va au restaurant avec des amis et au cinéma. L’odeur du beurre et du pop-corn me fait habituellement capoter. Déjà qu’au resto, c’est difficile. Pour me sauver la vie au cinéma, ça me prend un super latté. Mais le cinéma près de chez moi a juste de l’eau de vaisselle comme café.

Cette fin de semaine-ci, nous n’avons rien à l’horaire. Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu la paix comme ça. Ça va faire du bien. Je vais me recentrer sur mon programme. Ça fait 23 jours que je suis allée chez le médecin et j’y retourne dans 25 jours. Je me suis pesée l’autre jour. J’affichais 300 livres au lieu de 308… Là, j’attends car je viens de commencer mes règles et j’en ai pour quelques jours à être plus enflée. C’est ça la beauté de mon plan: je me pèse quand je suis confiante que j’ai les conditions gagantes. Je viens de passer un an à me décourager à chaque variation de la balance et je lâchais toute. Même si je savais que mes hormones ou autre chose me jouait des tours. Et après, j’en prenais pour vrai, laissez-moi vous dire!!

Aujourd’hui, j’ai croisé une collègue. Elle a un très gros surplus de poids. Plus que moi… C’est vraiment plate à dire, mais quand je la vois, je me dis tout le temps que je ne veux pas me rendre là. J’ai peur d’en arriver là. Elle marche très, très lentement. Elle arrête pour reprendre son souffle. Elle est déformée par tant de graisses. Bref, même si je ne veux pas la juger, je comprends ce qu’elle vit, mais elle représente ce que j’ai peur de devenir. Je dois aussi être le cauchemar de quelqu’un. Certaines personnes doivent me regarder et se dire qu’elles ne veulent pas en arriver à mon point. C’est triste…

Les hauts et les bas de la vie

Mosusse de semaine!! Hier, j’avais une rencontre de filles pour mon club de lecture. On a fait un Vin/Fromage… Demain, je vais souper chez mon frère pour la fête de ma nièce. Vendredi, on va au restaurant avec des amis. Hey!! Qu’est-ce que je fais??

Bon, ceci dit, c’est ça la vie. Il est hors de question que je m’empêche de vivre. Sinon, je n’apprends comment adopter de bonnes habitudes pour la vie, mais j’apprends à arrêter de vivre. J’en profite, je me restreins un peu et le lendemain, je continue où j’avais laisser. Je fais un effort pour me rattrapper sans me laisser crever de faim. Et surtout, j’essaie de bouger plus.

Déjà, pour moi, c’est déjà une victoire de reprendre mes bonnes habitudes le lendemain. Avant, mes bonnes habitudes prenaient le bord aussitôt que j’étais confrontée à déroger de mon « programme ». Lorsque je vais être débarrassée de mes sentiments de culpabilité et d’échec, ça va aller franchement bien. En attendant, j’essaie de ne pas être trop sévère!

Bonne semaine vous autres!!

Envie de me punir?

Hier soir, mon amoureux mangeait des croustilles en regardant la télé avec moi. Il ne le faisait pas pour me narguer et je ne veux pas l’empêcher de manger. Il fait déjà beaucoup d’efforts pour m’aider. Il sait ce que ça représente pour moi. Toujours est-il qu’hier, je mourais d’envie de manger des croustilles aussi. J’ai résisté. J’ai analysé mon appétit et je n’avais pas faim. J’avais follement envie de sel… J’ai résisté. Parfois, je me coupe des pitas de blé que je badigeonne d’huile d’olive et d’herbes. Mais je n’avais pas faim. J’avais mangé de la pizza, je n’allais pas ajouter des croustilles par-dessus ça. Surtout que je sentais que cette envie venait d’une mauvaise raison. Le fameux raisonnement qui me conduit souvent à la fin de mes efforts : »Tant qu’à avoir mangé de la pizza aussi bien manger des chips aussi… Tant qu’à se laisser aller…. » Mais je n’ai pas céder à ce chantage intérieur. C’était comme si je voulais me punir. C’était du sabotage!

Quand je me suis réveillée ce matin, j’y ai repensé. Et j’étais fière! Je m’en aurais tellement voulu. Bravo à moi!